2600 postes supprimés par le ministre

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2600 postes supprimés par le ministre
Non monsieur le ministre, le 1er degré n’est pas épargné !

Le ministre Blanquer annonce, une nouvelle fois par simple voie de presse, la suppression de 2600 postes dans l’Éducation nationale.

Les postes des uns sont les droits des autres

Au nom de la priorité affichée par le gouvernement au primaire le ministre précise que les suppressions de postes ne concernent que le secondaire et les administratifs.
Le SNUDI-FO rappelle que 400 personnels administratifs en moins dans les IA, les Rectorat, les circonscriptions sont autant de personnels en moins pour assurer les opérations de gestion des droits statutaires des PE : promotion, affectation, traitement, la gestion des remplacements. Ces postes sont les moyens qui garantissent à chaque PE le respect de ses droits en matière de mutation, d’affectation, de versement des traitements, des indemnités et des promotions en temps et en heure.
Oui les postes de nos collègues administratifs sont la garantie du respect des droits statutaires et réglementaires des PE.
Ainsi dans le même temps le ministre annonce dans un GT une modification en profondeur des règles d’affectation des PE « pour alléger des opérations » qui « prendraient trop de temps et de personnel ». Ainsi le ministre s’apprête à remettre en cause les règles de mutations définies dans chaque département pour y substituer l’arbitraire comme cela vient d’être instaurer avec l’évaluation des enseignants.

Les postes statutaires manquent dans les écoles, les PE se mobilisent

Dans le 1er degré comme ailleurs la politique de réduction des dépenses publiques, dont la traduction actuelle est CAP-2022, s’applique dans les écoles. Le manque de postes indispensables dans le 1er degré : remplaçants, spécialisés, RASED, effectifs de classes trop élevés… est patent.
Les 1900 postes annoncés suffiront à peine à compenser les CP et CE1 dédoublés en REP et REP+, alors que le dispositif CP 100% réussite de l’an dernier a aspiré nombre de postes de remplaçants qui font défaut en période de maladie.
Les CUI-aide administrative pourtant essentiel à l’accomplissement des tâches des directeurs d’école sont licenciés par milliers, les AESH manquent et les PE attendent parfois plusieurs mois avant d’obtenir un AESH que la MDPH a pourtant notifié comme étant indispensable à une inclusion.
Depuis la rentrée dans nombre de départements, délégations, rassemblements et manifestations se sont multipliés pour obtenir des ouvertures de classe.

Le ministre embauche plus de 3000 contractuels

Il doit ouvrir la liste complémentaire du CRPE

Le ministre prend prétexte du manque de postes pour généraliser le recours systématique à des personnels contractuels. Ainsi plus de 3000 enseignants sont des contractuels précaires, sans réels droits en lieu et place du recrutement de fonctionnaires avec des garanties statutaires conformément à l’art 3 du statut général qui impose de recourir à la liste complémentaire du CRPE.
Est-ce cela « la priorité au primaire » tant vantée par le ministre ?
Dans ces conditions le SNUDI-FO dénonce les tours de passe-passe du ministre qui tente d’opposer les enseignants du 1er degré à ceux du 2nd degré et aux personnels administratifs.

Pour le SNUDI-FO, il y a urgence à créer des centaines de postes d’enseignants nécessaires pour faire face aux besoins dans les écoles. Cela signifie dans l’immédiat que le ministère autorise enfin l’ouverture de la Liste Complémentaire à hauteur des besoins.

Montreuil le 19 septembre 2018

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Déclaration Liminaire du Snudi FO 48 – CAPD du 1er octobre 2018

Monsieur le Directeur Académique,
Depuis le début de cette année scolaire les attaques contre le statut des enseignants sont nombreuses.
Le ministre a demandé aux enseignants de mettre en place des évaluations CP & CE1… qui n’existent dans aucun texte réglementaire ! Il n’existe aucun arrêté, aucun décret, aucune circulaire ne définissant réglementairement ces évaluations, de fait, pour le SNUDI-FO, elles ne peuvent revêtir de caractère obligatoire. Ce n’est pas parce que le ministre le dit qu’il faut le faire.
Les campagnes de communication du Ministre ne s’imposent pas aux PE ! Les obligations des PE sont fixées par le décret 90-680 ! En l’absence de cadre réglementaire, aucune obligation de passation, ni de saisie !
Les 5h d’APC dégagées ne rendent pas la passation et la saisie obligatoires ! Elles ne résolvent pas les problèmes de remise en cause de la liberté pédagogique individuelle, du non-respect du cadre réglementaire et remise en cause du statut des enseignants, de l’utilisation de ces évaluations pour l’évaluation des écoles et des enseignants avec pour objectif la mise en concurrence des établissements entre eux.
Pour le SNUDI-FO, l’utilisation des évaluations nationales CP/CE1 ne peut donc se faire que sur la base du volontariat, l’obligation de passation et de remontée des résultats doit être suspendue.

Le ministre veut imposer aux PE le contenu des APC par la circulaire du 29 mars 2018. La circulaire ministérielle va à l’encontre du décret du 31 mars 2017 qui définit clairement que les Activités Pédagogiques Complémentaires doivent être organisées en fonction des besoins des élèves, déterminés par l’enseignant. Ces besoins ne peuvent se limiter aux seules « activités relatives à la maîtrise du langage et à la lecture ».

Par ailleurs, un rapport parlementaire établit une liste de propositions qui bouleverseraient totalement le fonctionnement des écoles publiques, remettraient en cause nos garanties statutaires, prenant prétexte de la situation dégradée des directeurs créée par le refus d’augmenter les décharges, d’améliorer le régime indemnitaire, de renouveler les aides administratives et de respecter le décret de 1989.
Le rapport préconise de supprimer toutes les écoles maternelles en les fusionnant avec les écoles élémentaires au sein d’écoles primaires ! De la même manière, les petites écoles rurales devraient être regroupées pour permettre « l’émulation » entre les élèves et un meilleur « travail d’équipe » entre les personnels. Des milliers d’écoles seraient ainsi rayées de la carte (ainsi que les postes de directeurs) et des milliers de classes seraient fermées en globalisant les effectifs.
Le rapport préconise la mise en réseau des écoles « par bassin de vie » autour du collège du secteur pour mieux les « inscrire dans leur territoire ». Ces réseaux, outre la mutualisation des locaux envisagée, préparent « des enseignements communs école/collège » avec « interventions croisées PE enseignants du secondaire ». C’est le retour aux EPEP, un projet gouvernemental rejeté à l’époque par le SNUDI-FO et qui n’avait pu aboutir grâce à la mobilisation des enseignants des écoles.
Pour manager ces nouveaux établissements, le rapport propose de créer un statut de directeur, accessible par concours. Ce statut mettrait fin à la référence au décret de 1989 qui fait du directeur un professeur des écoles qui occupe une fonction particulière. Le lien avec la mission d’enseignement serait supprimé.
Ce « néo-directeur » serait supérieur hiérarchique des enseignants, sur la base d’une « lettre de mission » chargé entre autres de leur accorder ou de leur refuser des autorisations d’absence et serait responsable de la mise en œuvre effective dans l’école des différents projets.
Il se verrait attribuer de nouvelles missions (ex : gérer voire assurer le remplacement des enseignants absents).
Pour le SNUDI FO, il n’est pas question de prendre en compte les propositions contenues dans ce rapport. Ce que nous voulons pour les directeurs, c’est l’augmentation des décharges de service, une réelle amélioration financière, une aide administrative pour chaque directeur avec des emplois statutaires de la fonction publique et le respect du décret de 1989 fixant les missions des directeurs.

En Lozère, la charge de travail importante qui pèse sur les directeurs en ce début d’année est sans aucun doute à mettre en lien avec l’absence de candidat pour la liste d’aptitude.

Concernant la formation continue et pour faire suite à la lettre que nous vous avons adressée le 26 septembre, nous vous demandons sur quel temps de service les collègues peuvent comptabiliser les heures de stages obtenues au PDF hors temps de classe.
Enfin, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, il ne faut pas se bercer d’illusions. A l’heure où le gouvernement affiche son intention d’en finir et d’en finir le plus vite possible avec toutes les conquêtes sociales (services publics et statut des fonctionnaires, retraites, santé, sécurité sociale), la réforme des retraites qui s’annonce n’a pour autre but que de détruire notre Code des Pensions, notamment avec la suppression du calcul sur les 6 derniers mois, et pourra nous faire perdre jusqu’à 30% de pension. De plus, le système « à points » totalement aléatoire qui sera mis en œuvre ne nous laissera que deux options : travailler jusqu’à notre mort ou finir notre vie dans la misère.

C’est pourquoi le SNUDI-FO appelle les personnels du 1er degré, à se mobiliser le 9 octobre avec les autres personnels de l’Éducation Nationale, avec les autres fonctionnaires, avec les autres salariés, avec les étudiants, les lycéens, les retraités et les chômeurs et à se mettre massivement en grève :

– Pour la défense de nos statuts et du statut général de la Fonction publique
- Pour l’abrogation de PPCR
- Pour l’abandon du projet d’un régime universel de retraites par point, pour le maintien du Code des Pensions civiles et militaires.
- Pour l‘augmentation générale des salaires
- Pour la défense de l’École et du service public républicain contre la territorialisation

Nous vous remercions pour votre attention.

Emilienne GERBAL et Béatrice LAFON
Elues du personnel pour le SNUDI FO 48

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MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 9 OCTOBRE

MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE LE 9 OCTOBRE à l’appel des confédérations FORCE OUVRIÈRE et CGT, de SOLIDAIRES, FSU et des organisations étudiantes et lycéennes UNEF, UNL


TOUS EN GRÈVE

FACE À LA RÉGRESSION SOCIALE

DÉFENDRE NOTRE STATUT ET NOS REVENDICATIONS !

Le gouvernement affiche son intention d’en finir avec toutes les conquêtes sociales : services publics et statut des fonctionnaires, retraites, santé, sécurité sociale…

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Après la conférence nationale sur l’inclusion scolaire systématique : un constat alarmant.

A l’initiative de la FNEC FP-FO, s’est tenue le 28 mars 2018, dans les locaux de la Confédération FORCE OUVRIÈRE, une conférence sur le sujet de l’inclusion scolaire systématique rendue obligatoire par la loi PEILLON de 2013 et mise en œuvre par le ministre actuel de l’Éducation nationale.

250 participants venus de tous les départements, de tous les secteurs d’enseignement des 1er et 2nd degré, des lycées professionnels ont apporté leur contribution sur le sujet.

A l’issue de cette conférence, toutes les remontées des départements attestant de la dégradation des conditions de travail le confirment : la situation présente un caractère d’urgence.

Lire ci-contre le communiqué de la FNEC-FP FO à l’issue de cette conférence.

A l’issue de la conférence, la FNEC-FP FO réaffirme son exigence :

  •  du rétablissement du droit à un enseignement spécialisé pour les élèves dont la situation l’exige, ce qui signifie le retour à une orientation au cas par cas des élèves selon la nature et le degré de leur handicap.
  •  du rétablissement et de la création de tous les postes, structures et établissements en fonction des besoins, ainsi que le retour à une réelle formation des enseignants exerçant dans l’enseignement spécialisé.
  •  de l’intégration de tous les personnels accompagnants des élèves en situation de handicap dans un corps de la fonction publique d’État.

Télécharger le communiqué

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T1 : Prime d’entrée dans le métier

Le décret 2014-1007 du 4 septembre 2014 a modifié le décret 2008-926 qui instituait une prime d’entrée dans le métier.

Décret 2008-926 du 12 septembre 2008

Qui est concerné : tous les stagiaires dont le registre d’inscription a été ouvert avant le 10 septembre 2013. En clair, tous les stagiaires qui ont passé le concours « normal » avant 2014 et ceux qui ont passé le concours exceptionnel (ceux qui ont passé les écrits une année et les oraux l’année d’après). On pourrait résumer à : tous les stagiaires intégrés au 3e échelon (PES : professeurs des écoles stagiaires). Quels droits : tous ont droit à cette prime, sans restriction.

Décret 2014-1007 du 4 septembre 2014

modifiant le décret 2008-926 du 12 septembre 2008

Qui est concerné : tous les stagiaires dont le registre d’inscription a été ouvert à compter du 10 septembre 2013. En clair, tous les stagiaires qui ont passé le concours « normal » à partir de 2014. On pourrait résumer à : tous les stagiaires intégrés au 1e échelon (EFS : étudiants fonctionnaires stagiaires).

Sont exclus du droit à cette prime tous les collègues qui ont été contractuels durant 3 mois ou plus avant leur prise de fonction en tant que stagiaires. En revanche, ils peuvent demander leur reclassement dans un échelon supérieur.

Le montant de la prime est de 1500 € et elle est versée en deux fois.

La prime d’entrée dans le métier sera versée sur les paies de novembre et février.

Voir le décret

N’hésitez pas à nous contacter pour tout souci relatif à cette prime !

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